Alice in Wonderland, Blow-up, The Prisoner
 
 
 
 

 
Alice in Wonderland, Blow-up, The Prisoner
1996
 
polyptyque
9 panneaux



chaque panneau : 60x60 cm
acrylique sur bois
Le polyptyque Alice in Wonderland / Blow Up / The prisonner aborde le thème de la vision, du regard. Chaque panneau présente la copie d'un document relatif au livre, au film ou à la série TV :
  • Une copie d'une gravure servant d'illustration pour Alice au pays des merveilles montrant une Alice géante après qu'elle ait bu le liquide contenu dans la bouteille.
  • Un extrait d' Alice au pays des merveilles , lorsque au début du livre, Alice voit le lapin disparaître dans le trou.
  • Une carte de la Grande Bretagne montrant les différents lieux de tournage de la série TV des années 60, Le Prisonnier. Parmi eux, le studio de Borehamwood à Londres.
  • La fiche technique du film de Michelangelo Antonioni Blow Up précisant que le film fut tourné au même studio de Borehamwood.
  • Une carte géographique de la région de Portmeirion au Pays de Galles où les scènes d'extérieur de la série Le Prisonnier furent tournées.
  • Une carte géographique de Maryon Park, parc où fut tourné une scène du film Blow Up.
  • Un paysage du village de Portmeirion.
  • Un buisson, ou ce qui pourrait l'être.
  • Un article du journal Le Monde dans lequel j'ai trouvé les indications qui m'ont permis de trouver à Londres le mystérieux parc du film Blow Up.
De nombreuses analogies et coïncidences relient les trois oeuvres dans le polyptyque : Les deux films furent tournés dans le même studio à Borehamwood. La similarité entre les noms Maryon et Meirion, soulignée par la faute d'orthographe dans l'article du Monde qui fait que Maryon Park est écrit Meyrion Park, sorte d'hybride entre les deux noms. L'idée d'un agrandissement, en anglais : « blow up », peut être discernée aussi bien dans Alice au pays des merveilles (la boisson qui fait grandir ou réduit la taille d'Alice), que dans le film Blow Up. La question de l'échelle est inhérente à toute carte géographique et même simplement à toute vision. La même question se pose dans chacune des trois oeuvres : ce qui a été vu est-il vrai ou imaginaire ?

 
Alice, Blow up, the Prisoner : variante de présentation